Partenariats

• Avec le service culturel de la ville de Tremblay-en-France et le festival « Nos disques sont rayés #3 » — Théâtre du Rond-Point

« Nous avons très rapidement oublié la caméra qui tournait. Ils nous posaient des questions et nous laissaient répondre, ou plutôt débattre entre nous », racontre Nadra. Cette Tremblaysienne a pris part récemment – avec d’autres femmes qui fréquentent régulièrement la maison de quartier du Vert-Galant – au tournage d’un petit documentaire. Avec, aux manettes, Jean-Daniel Magnin, le concepteur du festival intitulé « Nos disques sont rayés », qui s’est tenu en février au théâtre du Rond-Point à Paris. La troisième édition de ce festival citoyen des périphéries urbaines proposait quinze jours de débats, performances et conférences « pour renverser notre vision sur la banlieue, les marges, les territoires ».

Et chaque soir, des extraits du documentaire mettant en scène les « dames de Tremblay » étaient projetés, avant des spectacles qui mobilisaient artistes, activistes, écrivains et autres penseurs. (…)

On y parle aussi discriminations, quand Soraya, l’une des animatrices de la maison de quartier, raconte qu’on lui avait demandé de changer son prénom alors qu’elle travaillait dans un salon de coiffure parisien. « J’aime beaucoup débattre : on nous a donné cette opportunité et nous l’avons saisie. » fait valoir Nadra.

« J’ai été frappée par l’intelligence de leur analyse et leur liberté de parole, même si beaucoup d’entre elles apparaissent résignées, parce qu’elles savent que les choses ne vont pas changer », souligne Mariam Khakipour, la compagne de Jean-Daniel Magnin qui a également dirigé le tournage.

 

Journal de Tremblay-en-France – Daniel Georges février 2015

 


Les Tremblaysiennes de la maison de quartier du Vert-Galant au théâtre du Rond-Point à Paris.
© Guillaume Clément – Ville de Tremblay-en-France

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